2011 en musique

Je n’aime pas les traditionnels tops de fin d’année. Ou plutôt je n’aimais pas. Comment mon idée sur la chose a évolué ? A cause du travail, principalement, je dirais. Je n’ai plus le temps comme avant d’être en veille permanente sur les nouveautés musicales, les films moins médiatisés qui valent pourtant largement le détour (Submarine cette année par exemple, que j’ai failli rater), les livres à lire. Du coup,  j’ai découvert dans les tops de fin d’année un moyen de se tenir informé et de ne pas rater certaines perles.

Je vous présente donc mon top 10 (sans classement précis) des chansons de 2011 qui fut à mon sens un moins bon cru que 2010, mais qui nous a livré quelques bonnes surprises.

Baxter Dury – Isabel

Kavinsky – Nightcall

Lana del Rey – Video Games

M83 – Midnight City

Metronomy – The Look

Panda Bear – Slow Motion

The Black Keys – Lonely Boy

The Shoes – Cover your eyes

The Shoes – Stay the same

WU LYF – L Y F

Inside Beaubourg

Amis narcissiques, voilà une exposition qui devrait vous faire plaisir ! Le photographe français JR, via son projet Inside Out, vous permet de vous faire photographier. Où ça ? Au centre Georges Pompidou. Ok, et en quoi c’est innovant ? Ah oui, j’ai oublié de vous le dire : la photo est imprimée sur un poster géant et en plus c’est gratuit.

Projet Inside Out

Un petit mot du projet Inside Out tout d’abord.

JR a remporté en 2011 le TED prize (Technology, Entertainment and Design) prix récompensant les personnalités cherchant à changer le monde. On trouve entre autres Bono et Bill Clinton dans les lauréats précédents. JR a donc empoché les 100 000 dollars à la clé et – plutôt que d’acheter avec un 10 m² à Paris – a préféré les réinvestir dans son projet Inside Out.

Avec Inside Out, on upload sa photographie sur le site insideoutproject.net, celle-ci est imprimée et on reçoit quelques semaines plus tard un poster à placarder dans la rue. L’art à portée de tous et gratuit, en quelque sorte.

Deux photomatons géants ont été installés en France, à Arles et à Beaubourg.

Ceci est un mensonge

Le photomaton de Beaubourg a une particularité : il vous appose sur le front un bindi, le 3ème oeil hindou, étant donné qu’il s’inscrit aussi dans l’exposition Paris Delhi Bombay.

Après avoir patienté près de 3 heures dans une queue interminable, on peut enfin s’assoir sur le siège du photomaton. Attention, un seul essai est autorisé ! Le poster est alors imprimé et tombe du haut des 5 mètres du photomaton géant.

Il ne vous reste plus qu’à l’attraper en plein vol et repartir avec votre poster sous le regard intrigué des visiteurs du centre.

Photomaton géant

Pourquoi, Chagall, POURQUOI ?

J’ai récemment ouvert le dernier supplément étudiant du magazine Le Point. Un détail m’a frappé : l’ensemble des évènements sportifs et culturels sont sponsorisés par des cabinets d’audit. Et cela ne se limite pas au monde étudiant: le Château de Versailles, le Centre Pompidou et l’Opéra de Paris en sont également les témoins. Le rachat par la culture d’une image écornée ces derniers temps ? Ce type d’initiative m’a en tout cas permis de visiter les coulisses du Palais Garnier le week end dernier.

Stage - Jardin - Plateau

La beauté des lieux n’est plus à démontrer, pour peu que l’on apprécie le style Second Empire et que l’on ait déjà assisté à une représentation au Palais Garnier. D’autres détails ont d’avantage retenu mon attention.

Les sous-sols pour commencer ! J’ai toujours vu l’Opéra comme un bâtiment classique, un peu comme le Panthéon en quelque sorte : de la pierre, du marbre. C’est en visitant les sous-sols que je me suis rendu compte de mon erreur. La structure est en fait entièrement bâtie à partir de poutres de fer ! Parfaitement cachées dans les salles ouvertes au public, mais bien visibles dans les coulisses. Logique en fait pour un bâtiment construit à la même époque que la Tour Eiffel !

Remontons maintenant du sous-sol aux pièces situées juste en dessous des toits. Ces pièces, ces cheminées devrait-on dire, étaient à l’origine utilisées pour évacuer les vapeurs de gaz des éclairages. Le passage à l’électricité dix ans après l’inauguration de l’Opéra rendait ces cheminées inutiles. Elles furent donc détournées de leur fonction initiale et transformées en pièces de répétition et en école de danse. Les apprentis-danseurs répétaient ainsi toute la journée sous les toits de l’Opéra, seul le bruit de leurs pas étant audible des salles inférieures : l’expression “petits rats de l’opéra” était née.

Garnier

Mais les petits rats ne sont pas les seuls habitants de l’Opéra ! Dans ses coulisses se cache aussi le fantôme de Gaston Leroux. Il a même sa loge attitrée, bien placée à côté de celle de Napoléon III, pour apercevoir sa préférée. Le jour où celle-ci ne s’est pas présentée sur scène, il aurait fait tomber le lustre sur la foule.

Et là, je n’ai qu’une chose à ajouter : il aurait pu aussi emporter dans la foulée le plafond au dessus du lustre ! Le fameux plafond de Chagall. Vous l’aurez sûrement deviné avec mon billet sur l’exposition de Murakami à Versailles : je n’aime pas, mais alors pas du tout le mélange des styles. Ce plafond ne déroge pas à la règle. Selon moi, il n’est tout simplement pas adapté au lieu. A force de vouloir rompre avec les codes artistiques de l’époque, cette salle a perdu son unité. Heureusement, il suffit de ne pas chercher à lever la tête…

Chagall

Tim Tam Slam

Le Tim Tam. Ce nom ne vous dit sûrement rien. Du moins pas encore.
J’avais découvert ce biscuit australien lors d’un voyage en Israël en 2007. Puis depuis, plus rien, impossible d’en trouver en France. Et pour cause aucun distributeur n’avait pris le risque d’importer la marque qui connaît pourtant un grand succès là où elle est implantée. Cette époque est révolue ! On peut désormais acheter des Tim Tams à Monoprix !
Tim Tam d'Arnott's
Mais pourquoi s’intéresser à ce biscuit ? Son goût ? Oui, c’est sûr qu’à la base, il est bon. Le Tim Tam est composé de deux biscuits et d’une couche de chocolat, le tout enrobé de… chocolat.
Non, la vraie particularité du Tim Tam c’est la façon dont il se mange : le Tim Tam slam. Slammer un Tim Tam, c’est s’en servir comme d’une paille pour boire son café, chocolat chaud ou thé.
Tim Tam prêt pour un slam
Pour cela, il faut tout d’abord croquer des deux côtés du biscuits pour permettre au liquide de passer. On trempe ensuite l’une des extrémités du biscuit dans la boisson et on aspire par l’autre côté ! Le liquide chaud fera fondre en passant le chocolat de l’intérieur, tout en conservant l’extérieur du biscuit intact. Il ne reste plus qu’à manger l’ensemble, bonheur assuré !
Tim Tam

Murakami, Versailles, torchons, serviettes

Visite le week end dernier du château de Versailles. J’avais eu quelques retours sur l’exposition de Murakami qui s’y tenait, la polémique qui en était née notamment. Mais si j’y suis allé, c’était pour visiter le château en lui-même. Redécouvrir une dizaine année après ma première venue l’architecture du lieu, le poids du passé.
Deux expositions s’y tiennent actuellement : Sciences et curiosités à la Cour de Versailles et Murakami Versailles. Passons sur la première très classique qui apportera néanmoins quelque belles découvertes malgré le mauvais choix des décors des salles : on n’a pas l’impression de traverser le château de Versailles pendant cette expo, c’est bien dommage.
L’exposition Murakami, en revanche, est beaucoup plus sujette à discussion. Précisons tout d’abord que je ne connaissais pas jusque là M. Murakami, que je n’ai rien contre le mélange des genres dans l’art. C’est donc sans a priori que j’aborde l’exposition.
Et là, dès la première salle, le drame : que c’est laid !
Mélange des genres
Pourquoi ? Je ne peux pas dire que je suis un grand fan de la culture manga japonaise. Je n’ai par exemple jamais vu un épisode de Dragon Ball Z, jamais lu un seul manga. Ca ne m’attire pas tout simplement. Dans le cas de Murakami, l’intégralité de ses oeuvres est issue de cette culture. Mauvais départ donc. J’essaye néanmoins de passer outre cette aversion initiale et tente de comprendre les oeuvres : un lapin à 3 yeux debout sur une boule de fleurs, une petite fille debout qui ferme les yeux, un lion doré, une pin-up du plus mauvais goût, un monstre qui ouvre la bouche et dévoile une plateau sur lequel est posée une canette de Pepsi entre autres. Et des fleurs. Plein de fleurs.
La salle des gardes, en mode psychédélique
Certains disent y trouver un sens ou encore mieux de multiples interprétation, tant sur les oeuvres que sur leur position dans les salles du château. Car oui, les oeuvres sont exposées à même les pièces du château, côtoyant peintures de Le Brun et bustes d’Alexandre Le Grand. C’est rajouter du rococo au rococo. Autant dire qu’à la fin on arrive à saturation.
Et c’est ainsi que les salons d’Hercule, de la Guerre ou encore la galerie des glaces sont dénaturés. Les jardins connaissent aussi le même sort, une gigantesque statue dorée perturbant la perspective vers les bassins d’eau en contrebas.
Murukami, même dans les jardins
C’est dans la semaine qui a suivi que j’ai appris que M. Murakami avait collaboré avec Louis Vuitton pour créer un nouveau motif pour les sacs. Oui, les sacs blancs avec les motifs de toutes les couleurs, c’est lui. Décidément.

Louis Vuitton, des malles, des histoires

LVMH. A croire que l’on ne parle désormais plus que de cette boîte ! De la sulfureuse histoire de la plus-value de 18 millions réalisée en un jour grâce à ses stocks options par un dirigeant à la prise de participation dans Hermès, le numéro un mondial du luxe fait depuis quelques semaines la une quasi quotidiennement.
Gorbatchev, égérie Louis Vuitton
Pourtant, prenez dans la rue quelques passants et demandez leur de citer quelques produits de LVMH. Je suis prêt à vous parier qu’à quelques exceptions près, vous n’aurez pour seule réponse que le fameux sac Vuitton, sac porté désormais par la moitié des femmes dans le métro parisien. L’iPhone du sac en quelque sorte, un produit cher mais adopté bizarrement par la majorité, transformant l’objet de luxe en objet banal. Mais ce n’est pas le sujet.
Aucune mention bien souvent des champagnes, cognacs, montres, accessoires de mode.
Faites un deuxième test : demandez ce que veux dire LVMH. L, V, jusque là ça va, M pour Malletier ? Non, ce n’est pas ça.
Pour résumer et généraliser très grossièrement, le “français moyen” ne connaît pas l’histoire de l’un des plus beaux fleurons de l’industrie française. Dès lors, comment dire non à une exposition promettant de retracer les débuts de l’histoire de Louis Vuitton, à travers ses malles ? Vous me direz, encore une fois on ne traite que du LV de LVMH. Certes, mais il faut bien commencer par quelque chose.
Musée Carnavalet
L’exposition “Voyage en Capitale” nous fait ainsi voyager du Jura, région natale de Louis Vuitton, à Paris où il arrive à 14 ans et débute en tant qu’apprenti malletier, donnant naissance 20 ans plus tard à la maison Vuitton. On découvre la conception du fameux monogramme de la marque, aujourd’hui l’un des plus copié au monde et pourtant mis au point pour être difficilement falsifiable. Au fur et à mesure de la progression dans le musée Carnavalet, on voit les évolutions des malles, d’abord bombées puis plates afin d’être facilement empilables.
Malle plate, l'origine du succès de Vuitton
D’abord en cuir puis tapissée de la toile enduite parsemée de monogrammes. D’abord simple, puis adaptée aux besoins des clients : une malle pour le pique-nique, une pour le nécessaire de toilette, une pour ranger costumes et chapeaux, une pour ranger clés et marteaux (à croire que les ouvriers pouvaient se la payer !) et même une malle renfermant un lit déployable !
La malle-lit
A travers toutes ces malles, on s’imagine les voyages du début du 20ème siècle, on voyage par l’imagination vers une époque pas si lointaine. On imagine le groom coller sur la malle l’autocollant de l’hôtel selon un code secret pour signaler si le client est avare ou généreux. On imagine ce chef d’orchestre transporter ses affaires à travers l’Europe et déployer dans sa chambre sa malle qui se transforme alors en bureau. On imagine cette danseuse de ballets ranger ses 30 paires de chaussures dans ses petits tiroirs bien étiquetés.
Au final, ce sont toutes ces histoires qui font de l’exposition “Voyage en Capitale” un moment agréable, que je conseille donc très fortement.
La façon de coller les étiquettes, tout un langage
Exposition Louis Vuitton, Voyage en Capitale
Du 13 octobre au 27 février. Musée Carnavalet, 23, rue de Sévigné, 75003 Paris.

Dans les canyons

Bryce Canyon (jeudi 16 septembre), Grand Canyon (vendredi 17 septembre)
Fin de road trip en photos avec la visite des deux derniers canyons de notre parcours. Au programme, de l’immensité, des paysages hauts en couleurs, des pics impresionnants et une préférence marquée pour Bryce par rapport au Grand Canyon.
Les pics de Bryce Canyon
Bryce Canyon
Bryce Canyon
Coucher de soleil Bryce Canyon
Grand Canyon
Et voilà ! Fin du road trip de septembre, avec un peu de difficulté pour écrire les articles sur les dernières étapes.
Bientôt de nouveaux articles : des bons plans de sortie à Paris ou encore mes réactions sur l’actualité !

Iron Lion

Zion National Park (mercredi 15 septembre)
Après la Californie et le Nevada, nous voilà arrivés dans l’Utah ! Finis les strass et paillettes de Vegas, nous retrouvons l’ambiance paisible d’un parc national, notre quatrième depuis le début du road trip.
Arrivée à Zion National Park
Et encore une fois le paysage est inédit. Après les forêts de Yosemite, les lacs de Mammoth Lakes et les déserts de la Death Valley, nous découvrons notre premier canyon. Changement de couleurs aussi, nous passons du vert au rouge.
La visite se fait au creux de la vallée, via une navette qui dépose les touristes aux points de départ des randonnées. Les voitures étant interdites dans le parc, impossible de s’affranchir de la lenteur, du tracé et des horaires contraignants de la navette. Et pour ne rien arranger, la seule route qui relie Zion de Bryce Canyon, notre prochaine étape, est en travaux et ferme à 20h !
C’est donc au bord de la navette que nous commençons notre visite. Premier constat : le canyon n’est pas forcément très impressionnant. Se balader dans la vallée, entourés certes des falaises, ne permet pas de se rendre compte de l’immensité du lieu. Et je ne parle même pas de mes veines tentatives de prendre de jolies photos !
Les falaises du canyon de Zion
Attention, je ne dis pas que Zion n’est pas un beau parc. Sa beauté s’apprécie surtout à travers les randonnées que l’on peut y faire. En effet, le climat est parfait pour marcher, ni trop chaud ni trop froid. Mais les randonnées les plus intéressantes ne sont pas des plus faciles. Pour The Subway par exemple, il faut escalader, nager, trouver son chemin avant d’atteindre finalement les galeries. Et pour ajouter de la difficulté à la chose, il faut être tiré au sort pour pouvoir tenter la randonnée !
Du coup, c’est plutôt la faune qui nous laissera un bon souvenir de Zion. Et notamment les cerfs hémiones aux grandes oreilles qui traversent imperturbables la route entre les navettes.
C’est d’ailleurs peut-être une raison pour laquelle les voitures sont interdites dans le parc. La vie sauvage n’a plus peur de l’homme. Et c’est donc avec prudence que nous avons rejoint la route menant à Bryce Canyon à 19h59, évitant de peu de rester coincés dans le canyon !
Zion NP postcard

Whatever happens in Vegas

Las Vegas (mardi 14 septembre)
Paris Las Vegas
La Tour Eiffel, l’Arc de Triomphe, l’opéra Garnier. Non, nous ne sommes pas de retour à Paris. La statue de la Liberté, l’Empire State Building, le Chrysler Building, le pont de Brooklyn. Alors à New York ? Non plus. Le sphinx de Giseh, une pyramide, des obélisques. Un peu plus loin le lac de Côme.
Vous l’avez deviné, nous voici à Las Vegas ! Vendue pour la démesure et l’exhubérance de ses hôtels , Vegas est fidèle à sa réputation. Nous voici au temple du bling-bling, du clinquant et de l’artificiel. Les hôtels, d’une capacité pour la plupart supérieure à 2 000 chambres, sont de véritables usines à touristes et font office de ville dans la ville. Vous voulez manger, sortir en boîte, aller au théâtre, écouter un concert, voire même faire un grand huit ? Pas besoin de sortir, tout est disponible dans l’hôtel !
Notre arrivée à Las Vegas commence par une bonne surprise : tous les hôtels du Strip disposent de parking gratuits. Ca change des parkings à $2 la demi-heure de San Francisco ! Nous avions choisi de séjourner au Luxor, meilleur compromis entre la découverte d’un palace de Vegas et notre souhait de ne pas dépenser trop d’argent dans les hôtels.
Luxor
Les hôtels à Las Vegas sont construits selon un schéma identique : pour accéder à l’accueil, il faut immanquablement passer par le casino, l’occasion de croiser 2-3 employés essayant de vendre des nuits en plus ou des entrées aux shows. Et c’est là bien sûr que l’on se fait sa première idée du casino : les machines à sous sont pour la plupart occupées, tout comme les tables de black jack, de poker ou la roulette. Des serveuses aux tenues aguicheuses font le tour des machines, proposent des boissons alcoolisées. Une salle est réservée à la diffusion de matchs de football américain, paris à la clé bien sûr.
Il n’est que 16h.
Le profil type du joueur de casino semble être l’américain de 50-60 ans, obèse et vêtu d’un splendide ensemble short-chemisette. Nous croisons un joueur à 16h devant sa machine à sous (mise $1), sur sa petite voiturette pour éviter tout risque de perdre du poids en marchant. Il n’a pas bougé à 20h quand nous partons manger. Minuit, toujours au même endroit.
Au final, Las Vegas tient bien son surnom de Sin City. Original pour une ville fondée par des Mormons.
Bellagio

L’enfer selon Dante

Dans la Death Valley (lundi  13 septembre)
Des routes... droites
Furnace Creek, Badwater, Dante’s view (en référence à l’enfer de Dante ?) : c’est en lisant les noms des points d’intérêt aux alentours qu’on se rend compte du côté “accueillant” du lieu. Nous voilà bien arrivés dans la Vallée de la Mort !
Contrairement aux autres parcs nationaux, il n’y a pas de petite guérite à l’entrée pour faire payer les visiteurs. Un vendeur à l’office du tourisme précise : “Nos rangers mourraient s’ils devaient attendre toute la journée sous une telle chaleur”. Le décor est planté.
En arrivant dans la Death Valley, je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Car après tout, pour voir un paysage désertique, peut-être qu’y rester une journée était surestimé ? Seulement voilà, aussi étonnant que cela puisse paraître, la Death Valley reflète une grande diversité. Certes pas une diversité animale, nous n’avons croisé que deux chiens errants en tout et pour tout. Mais en ce qui concerne les paysages, on retrouve des dunes dignes du Sahara, des montagnes arides, d’immenses étendues salées ou encore des mines désaffectées de borax (où les travailleurs chinois étaient envoyés travailler, pas fous ces américains !)
Dunes de la Death Valley
Malgré tout, un obstacle subsiste à la visite de ces lieux. Vous vous en doutez sûrement déjà, il s’agit de la chaleur. 45°C à l’ombre. Et bien sûr, il n’y a pas d’ombre dans la Death Valley. Toute sortie en dehors de l’univers climatisé de la voiture devient alors un véritable défi. C’est donc presque au pas de course que nous avons visité Badwater, point le plus bas de l’Amérique du Nord et… point de départ d’un “ultramarathon” de 217 km couru en juillet ! 30 minutes et 2 litres d’eau plus tard, nous voilà de retour dans la voiture.
Terre asséchée
Une chose est sûre, l’enfer est sur terre et nous y sommes passés.